Historique de la résidence Dolce Farniente - Tiers Temps Le Cannet

Louis Antoine Garnier-Pagès, ancien membre du gouvernement, fait partie des premières personnalités à venir s'installer au Cannet. C'est vers 1864 qu'il bâtit sur son domaine une maison s'inspirant des modèles italiens, et six ans plus tard, un pavillon et un chalet.

Située sur la partie haute de la propriété, cette grande demeure toscane est élevée sur trois étages. Chaque niveau a 440 m2. Une terrasse au premier étage, portée par des colonnes, court sur toute la longueur de la façade.


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A l'intérieur, boiseries, peintures en trompe-l’œil, staffs décorent les pièces. L'escalier monumental du rez-de-chaussée est réalisé en chêne de Hongrie.

La maison domine un magnifique jardin aménagé. En contrebas de la terrasse, un bassin aux bords festonnés est alimenté par l'eau d'une source où se reflète une statue de femme, tenant entre ses mains un dauphin.


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A la fin du 19ième siècle, la maison appartient au Dr Sauvage, avant d'être rachetée en 1917 par Mme Pauline Becker, propriétaire du Bazar de l'hôtel de ville à Paris. Très riche, Mme Becker acquiert en même temps d'autres propriétés avoisinantes : la "villa Félicie" et la "villa Gourdon". Son domaine s'étend sur près de quatre hectares. La villa Garnier-Pagès perd son nom pour s'appeler villa Dolce-Farniente.

Mme Becker met un grand soin à l'embellissement de son parc. Elle fait construire un petit temple circulaire en marbre blanc, à six colonnes, au style très élégant. Ce temple de Terpischore abrite une sculpture réalisée par le statuaire Peyranne : "la charmeuse de cobras à Corinthe", une œuvre livrée en 1921.

Placée à l'entrée de la propriété, une sculpture en marbre blanc représente Amour et Psyché, de l'artiste Morice.

A la mort de Mme Becker en 1944, son petit fils Georges Lillaz morcelle le domaine. Un attaché d'ambassade belge, Mr Requile, se rend acquéreur du pavillon et des treize mille mètres carrés restants. En 1952, la Fédération Nationale des Plus Grands Invalides de Guerre achète la propriété, pour y installer une maison de repos réservée aux combattants des deux guerres.

A cette époque, on y aménage 25 chambres. Mais au fil du temps, le bâtiment devient peu adapté aux normes de sécurité et aux nécessités de confort. La construction d'une nouvelle maison de retraite, à l'emplacement de la villa Dolce-Farniente, est alors décidée. Elle sera inaugurée en 1973 par Anne-Aymone Giscard d'Estaing, femme du président de la République de l'époque.


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Il subsiste encore le temple, le bassin et les statues, derniers vestiges d'une propriété prestigieuse.


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